Tuesday, August 02, 2005

Lutte contre la pauvreté : accord entre le ministre des affaires sociales, Franck Charles et le secteur privé des affaires

Posté le mardi 2 août 2005
Par Radio Kiskeya

Le ministre des affaires sociales et du travail, Franck Charles, représentant de lavalas au sein du gouvernement de transition, s’est entendu mardi avec le secteur privé des affaires sur un ensemble de projets à réaliser à très court terme, dans le cadre d’un programme d’urgence de lutte contre la pauvreté, en vue d’apporter une réponse efficace aux graves problèmes de pauvreté et de détresse des couches défavorisées.

M. Charles a mis l’accent sur le fait que ce programme sera réalisé dans un esprit de justice, dans la transparence et la participation. Il en a profité pour dénoncer vigoureusement la violence et l’option de la lutte armée pour conquérir le pouvoir. Il appelle ainsi les autorités à sévir avec rigueur contre les fauteurs de troubles, à quelque secteur qu’ils appartiennent.

Intervenant à son tour, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti, a donné la garantie que le secteur des affaires jouera sa partition dans le programme d’urgence contre la pauvreté. Le Dr Réginald Boulos, appelle cependant à la formation d’un Conseil multisectoriel de gestion du programme de sorte à éviter les scandales de gestion ayant caractérisé le régime lavalas, tels que les ont dénoncés les récents rapports de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) et de la Commission d’Enquête Administrative (CEA).

M. Boulos a par ailleurs félicité le représentant de lavalas au sein du gouvernement pour sa ferme condamnation de la violence.

Sur un autre plan, le ministre des affaires sociales a annoncé la formation d’une commission nationale des transports publics chargée de gérer les rapports très conflictuels entre chauffeurs et passagers à chaque augmentation du prix de l’essence. Commentant cette hausse, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie a estimé que le gouvernement ne pouvait faire autrement, mais il a l’obligation de prévenir à chaque fois la population.

Radio Kiskeya